Projets,activités et conférences

Premier projet

Problématique:
De quelle manière les écrivains de différentes nationalités ont-ils participé à la transmission d'une certaine image du conflit mondial?

Activité:
Présentation d'auteurs de différentes origines ayant écrit sur la guerre de 14-18 (biographie, lecture et résumé critique de l'ouvrage, mise en image d'un extrait de l'ouvrage).

Lectures:
Ernst Junger, Orages d'acier (équipe 1)
Erich Maria Remarque, À l'ouest rien de nouveau (équipe 2)
Roland Dorgelès, Les Croix de bois (équipe 3)
Sébastien Japrisot, Un long dimanche de fiançailles (équipe 4)
Henri Barbusse, Le Feu (équipe 5)
Roger Vercel, Capitaine Conan (équipe 6)
Jean Giono, Le Grand troupeau (équipe 7)
Arthur Joseph Lapointe, Souvenirs et Impressions de ma vie de soldat (équipe 8)
Didier Daeninckx, Le Der des ders (équipe 9)

Deuxième projet

Problématique:
Comment l'image a-t-elle été utilisée comme instrument de propagande, tout particulièrement au Canada?


Activité:
Analyse d'affiches ou d'images de propagande canadiennes.


Troisième projet

Problématique:
Quelles traces matérielles participent aujourd'hui à la diffusion de mémoires canadiennes de la Première guerre mondiale?

Activité: 
Recherche et analyse de lieux de mémoires canadiens à Montréal

Visite du Musée canadien de la guerre:





Lors de notre visite nous avons pu passer par plusieurs salles décrivant chacune un aspect de la Guerre. Nous avons révisé les raisons qui ont mené à cette catastrophe, ce qui en a fait une guerre aussi meurtrière.

Également, de salle en salle, nous avons pu interagir avec des éléments du musée : ainsi nous avons pu voir l’effet qu’ont les gaz lâchés par l’ennemi dans les tranchées, marcher dans une reconstitution effrayante de tranchée (avec les sons qui vont avec), dans une reconstitution de champ de bataille; nous avons pu également passer quelques tests pour savoir quel serait notre place dans l’armée.
Nous avons appris en détails comment le Canada avait participé à la guerre, ainsi que le quotidien des soldats envoyés au front. Nous avons pu voir les uniformes de postes: les « bluebirds » (infirmières), les marins, les aviateurs…
Nous avons également vu des affiches de propagande pour amener les hommes à s’engager.
Nous avons quitté la partie Première Guerre Mondiale avec des statistiques et des nombres sur les résultats et conséquences de cette guerre. Ainsi, il y eut 9 millions de morts, 15 nouveaux pays créés, 4 empires détruits et 3 nouvelles puissances mondiales. Cette Guerre a donc changé la face du monde, pour la lancer vers ce que nous connaissons à notre époque­.
Kimberley Rousselot

Conférence sur la Première Guerre Mondiale 

par Carl Bouchard


Le 8 novembre, nous avons reçu Carl  Bouchard dans notre cours de littérature et société. C’est  un professeur d’histoire à l’Université de Montréal. Le sujet qu’il a entamé est la 1ère Guerre Mondiale, plus précisément la propagande et ses objectifs, et en quoi la 1ère Guerre Mondiale est une guerre totale. Au cours de sa conférence, Monsieur Bouchard  a fortement insisté sur l’aspect visuel et le domaine de l’image de la Première Guerre Mondiale, plutôt que sur le détail des faits historiques.

La Première Guerre Mondiale était une guerre dite  totale. Toutes les ressources disponibles de l’État sont mobilisées. C’est ce qui la différencie des autres guerres qui l’ont précédée.  Durant cette guerre, toute l’énergie nationale a été tournée vers un seul et unique objectif : la victoire. De plus, toute la population était mobilisée, peu importe la distinction sociale, l’âge et le sexe. Notamment, les femmes avaient un rôle important dans cette guerre. Elles assuraient le maintien du fonctionnement du reste de la société. Au niveau de l’économie, toute la population adopte une économie de guerre (action encouragée par la propagande). De plus, même l’information est contrôlée, autant au front qu’à l’arrière (manipulation, censure, contrôle postal).
La propagande est un ensemble d'actions psychologiques qui  influencent la perception publique des événements, des personnes ou des enjeux, de sorte à faire penser une population et la faire agir de la manière voulue. Elle a pour principal objectif d’obtenir de l’aide de l’arrière; elle influence les gens à aider à financer la guerre et à mobiliser les hommes pour faciliter le recrutement (dans les pays sans conscription). La propagande utilise donc la culpabilité comme moyen pour convaincre la population. Comme dit ci-dessus, la propagande n’apporte pas d’informations nécessairement vraies sur ce qu’il se passe sur le front. Cela a pour but de garder le moral de l’ensemble de la population, pour avoir une attitude positive vers le futur («bourrage de crânes»).
La propagande insiste sur des valeurs telles que le patriotisme, la solidarité et le civisme. Elle a joué un rôle très important durant la Première Guerre mondiale. En effet, elle était un des seuls moyen de persuasion de la société car, à cette période, tout le monde ne possédait pas de radio, et la télévision n’a été créée qu’en 1926.                   
Pour conclure, la propagande est un moyen de transmission de pensée très efficace tout au long de la Guerre. Elle se développe et devient de plus en plus violente.  Suite à l’intervention de Monsieur Bouchard, nous sommes plus informés sur cette propagande.
Alexia Delestre-Ducharme, 2nde 2
Nicole St-Pierre, 2nde2
Olympia Araklisianos, 2nde2


Intervention de M. Emmanuel Dubois



Le traumatisme des tranchées
L’intervention de M. Dubois a été divisée en 3 parties :
La belle époque
La guerre de tranchées
L’après-guerre
Tout d’abord, M. Dubois nous a parlé de la Belle Époque. Celle-ci a duré de la fin du XIXe siècle jusqu’en 1914. Cette période a été marquée par la domination européenne (colonies), l’art florissant avec des mouvements comment le fauvisme et avec des auteurs comme Émile Zola. De plus, le courant philosophique du positivisme avec l’affichage de la noblesse étaient en pleine expansion. Les européens se croyaient presque invincibles…
Durant le XIXe siècle, l’Europe a été traversée par de nombreux conflits qui peuvent expliquer le déclenchement de la guerre : les guerres napoléoniennes, les nombreux changements de régimes (en France par exemple), la course aux armements. Les guerres étaient un moyen politique de s’affirmer en tant que pays depuis le XVIIe siècle. D’autres pays ont aussi été traversés par des conflits comme les États-Unis qui de 1861 à 1865 ont été perturbés par une guerre civile qui était considérée comme une guerre moderne.
Ce moment de l’histoire a aussi permis la naissance de nations comme l’Allemagne en 1871, et l’Italie.
Par la suite, Monsieur Dubois nous a parlé de la Première Guerre mondiale et des conflits des tranchées. Cette guerre a été caractérisée par une mobilisation massive d’hommes où les conditions de vie terribles du soldat moyen ont été ramenées à la maison. Les soldats ne savaient pas réellement pourquoi ils se battaient car le déclenchement de la guerre a été causé par des jeux d’alliances.
On s’est de plus rendu compte que les tactiques ne correspondaient plus à l’armement. On a donc décidé de construire des tranchées et des fronts stables. Il y a pourtant eu des moments de fraternisation lors des conflits.
En France, il y a eu 3,8 millions d’hommes civils qui ont été mobilisés pour participer à cette guerre. Ils se perçoivent déshumanisés par cet évènement. Parmi les morts, les hommes avaient entre 20 et 30 ans, ce qui symbolise l’âge du travail, c’est l’apogée de la vie d’une personne. Cela pose donc problème pour la reconstruction des sociétés de l’après-guerre…
Finalement, la période de l’après-guerre  a été évoquée. Les survivants ont, en revenant chez eux, compris le côté pervers de la guerre qu’ils vénéraient tant. Les pays ont subi la désillusion avec la fin de la gloire de la guerre. On remarquait en effet une perte de prestige avec la montée des États-Unis (considéré avant comme un pays secondaire, pas comme une puissance).
Les artistes vont aussi commencer à parler de la situation des survivants, dont beaucoup étaient revenus invalides (Dix, Hemingway…). Le négativisme va de plus prendre la place du positivisme tant apprécié.
L’ordre mondial a aussi changé : on a l’apparition de nouvelles puissances, la perte de colonies et la création de l’URSS.
Il va y avoir la création de partis de l’extrême droite car les vétérans de cette guerre souhaitaient être récompensés (Croix de Fer). Les journaux vont aussi subir une radicalisation, puisqu’ils vont se positionner du côté du gouvernement au pouvoir.
La Première Guerre mondiale a été considérée comme la dernière des guerres… Malheureusement, une deuxième guerre encore plus sanglante surviendra vingt ans plus tard.
Le Canada a surtout participé lors de la Deuxième Guerre mondiale en tant que pays indépendant mais a aidé surtout l’Angleterre (vivres, soldats) durant la Première Guerre Mondiale. Il n’obtient pas de place malgré tout dans l’ONU alors que la France, vaincue par l’Allemagne, en obtient une. Le Canada est donc négligé.
M. Dubois nous a finalement donné des titres de livres à lire sur la guerre.

Maria-Ruxandra Lefter, classe de 2nde 4


À l’Ouest, rien de nouveau de Lewis Milestone
(All Quiet on the Western Front)





Lewis Milestone (1895-1980) est un réalisateur, producteur, scénariste et acteur d’origine moldave, qui a vécu aux États-Unis.
Il a lui-même rejoint en 1917 le corps expéditionnaire américain en Europe.
Après À l’Ouest rien de nouveau (1930), il fera d’autres films notamment anti-nazis comme l’Étoile du Nord en 1943 sur la résistance des Norvégiens.

Sortie du film en 1930.

Langue : anglais (All Quiet on the Western Front). Long métrage américain (2 h 11 min). 
Genre : film de guerre. Drame historique. Adaptation du roman de l’écrivain allemand Erich Maria Remarque (roman sorti en 1929). Cette même année, il est récompensé par deux Oscars (meilleur film et meilleur réalisateur)

Contexte :
A l'ouest rien de nouveau » est réalisé en 1930, au moment où l'Allemagne connaît une crise économique, sociale et politique importante. La période est marquée par ascension du parti nazi. La première allemande du film a lieu à Berlin. De nombreux troubles sont organisés par les Nazis dans les cinémas allemands. Il a finalement été interdit seulement une semaine après sa sortie, le 11 décembre 1930, par le « Film-Oberprüfstelle », le comité de censure cinématographique de l'époque.

Résumé : 
Paul Bäumer est un jeune Allemand de 19 ans. Après avoir été soumis à un « bourrage de crâne » patriotique, tous ses camarades de classe et lui-même s’engagent volontairement dans l’armée allemande. Ils partent en guerre presque heureux et fiers de servir leur pays. Mais après dix semaines d’entraînement, les jeunes soldats découvrent la brutalité de la vie au front et les horreurs de la guerre. Les jeunes hommes perdent leur idéal patriotique et ne croient plus dans le nationalisme prôné par leur maître d’école.




Lew Ayres (1908-1996) joue le rôle de Paul Baümler




Louis Wolheim (1880-1931) joue le rôle de Katczinsky










Les batailles canadiennes lors de la 1ère Guerre Mondiale

Soldats canadiens transportant des caillebotis

La première bataille fut celle de Neuve-Chapelle, en France, où les soldats avaient étés envoyés en renfort, en 1914. Lors de cette bataille, les envoyés canadiens entrèrent pour la première fois en contact avec l’ennemi allemand. Ce fut l’occasion de constater les défauts de leurs modes d’attaques et de leurs moyens de communication. Ainsi, malgré la brèche creusée dans les lignes allemandes, ils ne firent pas de percées majeures.



Une autre bataille à laquelle les canadiens ont participé est la 2ème bataille d’Ypres, en avril 1915. Les soldats de la 1ère division canadienne furent envoyés sur le saillant d’Ypres. 6000 hommes perdirent la vie lors des 4 jours que durèrent la bataille, faite à coups de gaz. Ce fut le premier grand engagement des Canadiens dans la Guerre et ils y gagnèrent la réputation de soldats fiables et endurants.



La bataille de Festubert fut la suivante, en mai 1915, et eut lieu juste au Sud du saillant d’Ypres. À cause d’informations et de cartes inexactes et d’une mauvaise connaissance du terrain, les troupes canadiennes ne purent pas faire de véritables avancées et subirent une perte de 2468 hommes de plus. Ainsi, depuis la bataille d’Ypres, un mois plus tôt, les rangs canadiens avaient déjà perdus 85000 hommes.



La bataille des cratères de Saint-Éloi fut un désastre. Elle eut lieu en avril 1916. Les soldats n’ayant que des cratères remplis de boue pour se protéger des tirs incessants des Allemands, la communication entre les gradés et les soldats était extrêmement compliquée. Les commandants avaient donc peu d’information concernant les lieux où se trouvaient leurs troupes. La bataille fut donc des plus confuses et prit fin le 16 avril quand des photographies aériennes du champ de bataille révélèrent que les Allemands avaient un net avantage. 1373 soldats perdirent la vie lors de ce conflit.



La bataille du Mont Sorrel eut lieu en juin 1916, dans le saillant d’Ypres. Perdants lors des deux premières phases de la batailles, les Canadiens réussirent tout de même à repousser les Allemands lors de la dernière phase grâce à une bonne tactique, s’assurant ainsi la victoire. Plus de 8000 soldats perdirent la vie lors de cette bataille.



La bataille de la Somme a duré plus de quatre mois, de juillet à novembre 1916. Les soldats canadiens n’y participèrent pas en tant que tel dés le début mais un régiment canadien associé à un régiment britannique fut décimé par un tir d’artillerie alors qu’ils étaient en terrain découvert. L’attaque fit 324 morts et 386 blessés. La bataille en elle-même fut si violente qu’elle incita les Allemands à changer leurs tactiques de défenses pour éviter les pertes, alors que les Alliés amélioraient leurs armes.

Soldats canadiens arrivant sur le front de la Somme


La bataille de Courcelette, prolongation de la bataille de la Somme, eut lieu en septembre 1916. Ce fut la première utilisation des chars d’assauts par les troupes canadiennes. À la fin octobre, les troupes canadiennes quittèrent la Somme après une perte de 20 000 soldats.
La bataille de la Somme coûta 24 029 soldats au corps canadien.



En avril 1917, eut lieu la bataille de la Crête de Vimy. Cette bataille fut une victoire importante pour le Canada, qui se rapprocha alors de l’obtention de son indépendance face à la Grande-Bretagne. La Crête de Vimy étant un point stratégique, la victoire fut importante, mais également symbolique pour les Canadiens, qui, malgré les 10 600 tués et blessés, obtinrent une victoire sans précédent en alliant pour la première fois depuis le début de la guerre les quatre divisions du corps canadien.



La Côte 70, fut une bataille sanglante ayant eu lieu en août 1917. Elle eut lieu à l’est d’Ypres. La batailles fut un succès: les Canadiens s’emparèrent de bon nombre de leurs objectifs. Les pertes s’élevèrent à 9000 soldats, mais en contrepartie, 25 000 Allemands furent tués ou blessés.



À la mi-octobre 1917, 100 000 soldats canadiens se rendirent sur le front de Passchendaele, à l’est d’Ypres, où eu lieu la bataille de Passchendaele. Les Britanniques perdirent plus de 275 000 soldats lors de cette bataille contre 220 000 pertes pour les Allemands, ce qui en fit une des plus meurtrières batailles d'usure de la guerre.



Le Corps expéditionnaire sibérien fut mis en place dans le cadre d’intervention des Alliés lors de la révolution en Russie, pour soutenir les forces blanches contre l’armée rouge, et ce malgré le fait qu’il soient eux-mêmes en guerre. C’était pour inciter la Russie à s’investir de nouveau dans le combat, mais ce fut un échec et les Forces Canadiennes rentrèrent en comptant dans leurs rangs 24 morts.



Les offensives allemandes de 1918, furent une tentative des Allemands pour gagner la Guerre. Le 21 mars 1918, ils envoyèrent une série d’attaques dévastatrices à partir du front occidental. Les Canadiens sur place furent épargnés mais plusieurs divisions furent envoyées pour aider les Alliés à colmater les brèches du front. Il y eut 800 000 morts du côté allemand et ces offensives ne permirent pas de vaincre les Alliés.



Lors de La bataille d’Amiens, au printemps 1918, les forces canadiennes et australiennes furent le fer de lance d’une attaque marquant le début de la fin pour les troupes allemandes. Par un stratagème de contre-espionnage, les Alliés brouillèrent les pistes sur le lieu véritable de l’attaque, prenant ainsi leur ennemi par surprise. Suite à cette bataille, l’Allemagne n’était plus aussi certaine de sa victoire dans cette guerre et la victoire remonta grandement le moral des Alliés.



La bataille d’Arras et du Canal-du-Nord, en 1918, fut parmi les plus meurtrières des victoires alliées. Lors de cette bataille, les Canadiens lancèrent l’assaut le 26 août 1918. La victoire fut arrachée aux Allemands le 2 septembre, après une semaine de conflit et 11 000 morts chez les Canadiens. 30 000 personnes perdirent la vie lors de cette bataille, mais cette victoire indiquait que la fin de la guerre était proche: les défenses allemandes tombaient une à une.



La dernière bataille eut lieu à Mons. Les Canadiens s’en emparèrent le dernier jour de la Guerre, le 11 novembre 1918. Les Allemands livrèrent un dur combat mais les Canadiens réussirent à prendre la ville, et furent reçus  en héros par les civils belges.



Le dernier soldat canadien à mourir lors de la première Guerre Mondiale fut George Price, du 28e bataillon, quelques minutes avant la fin de la Guerre, à 11h le 11 novembre 1918.


Tombe du dernier soldat canadien tombé lors de la Première Guerre mondiale

source: http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/history/first-world-war

Kimberley Rousselot Pailley

Monuments commémoratifs et lieux de mémoire de Montréal

1-Cimetière du Mont-Royal

La croix du sacrifice du Cimetière Mont-Royal


Le Cimetière du Mont-Royal comprend deux sections militaires de chaque côté de sa clôture. C’était une exigence de la Commission impériale des sépultures de guerre qui voulait montrer l’esprit de camaraderie des soldats catholiques et protestants qui ont combattu ensemble. Après la Première Guerre mondiale, on y a érigé la Croix du sacrifice. 

2-Le mémorial rue Peel et René-Lévesque, « Monument aux braves»

Ce cénotaphe évoque un autel, un symbole du sacrifice des soldats montréalais qui ont perdu la vie lors de la Première Guerre mondiale. Il a été érigé pour rappeler le courage des Braves de Montréal décédés sur d’autres continents pendant la guerre. L’épée en forme de croix qui domine l’inscription évoque la religion catholique qui permettait aux combattants en sol européen de rester forts. 




3-Plaque commémorative au 360, rue St-Jacques

Les panneaux en marbre que l’on peut voir sont surmontés de l’effigie de la Foi et du Courage, qui entretiennent le feu sacré du souvenir par des offrandes de coquelicots et de laurier. Cette plaque met donc en valeur les symboles de la guerre, pour honorer ceux qui ont péri durant cette guerre.




4-Liste des officiers et soldats de la congrégation de l’Église Saint-Andrew et Saint-Paul, qui ont participé à la Première Guerre mondiale.



5-Grand vitrail créé en l’honneur du lieutenant-colonel  Bartlett McLennan et des hommes du 42ème  Bataillon, Royal Highlanders of Canada.

Il est accompagné de la légende suivante : « They sought the glory of their country and now have the glory of God» (ils voulaient la gloire de leur pays et ont obtenu la gloire de Dieu).




6-Monument aux morts, Place du Canada, Montréal.

L’inscription qui y apparait est : «À la gloire de Dieu, au souvenir des morts immortels à qui nous devons l’honneur et la paix».



7-Grand vitrail en souvenir des centaines de soldats de la première guerre mondiale dans l’Église Saint-James  mondiale.

La citation inscrite est: « Soit fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la vie comme prix de ta victoire. » Apocalypse 2:9.



8-La tour de l’horloge au Vieux-Port

Elle a été érigée pour commémorer les marins qui sont décédés durant la Première Guerre mondiale. Elle sert de lampe et d’horloge pour diriger les navires.




9-Le cénotaphe du parc Lafontaine

Ce monument a été érigé en l’honeur des combattants volontaires qui se sont enrôlés dans l’armée française morts durant les deux guerres mondiales. On peut y voir l’inscription : "Aux morts français de Montréal et aux volontaires canadiens de l'armée française


Maria Ruxandra Lefter
Michelle Khalaf
Amina Béchir Abderaman

10-Monument aux Morts d’Outremont


Construit en 1925 pour ceux qui sont morts pendant la Première Guerre Mondiale. Conçu par Henri Hébert, sculpteur, et J. Roxburgh Smith, architecte.  Le thème est "La ville d'Outremont en deuil, à l'ombre du drapeau.. ». On peut y lire l’inscription « Gloria Victoribus » (gloire aux vainqueurs). Ce monument est situé dans le parc Outremont, rue Elmwood.



11-Ange de la victoire qui soulève un soldat à l'agonie

(Gare de Windsor, 1100 avenue des Canadiens-de-Montréal). L’une des 3 sculptures de L’ange de la victoire de la société de chemin de fer Canadien Pacifique.Cette oeuvre fut créée par le sculpteur Lion MacCarthy en 1921, en mémoire des 1115 employés tués. Lion Maccarthy  est le fils de Hamilton MacCarthy (célèbre sculpteur de statues commémoratives). Il est connu pour son travail allégorique (anges ailés, soldats morts).


  
12-Monument aux morts Place du Canada, Montréal

Sur ce monument est inscrit : « À la gloire de Dieu, au souvenir des morts immortels à qui nous devons l'honneur et la paix ; 1914-1918, 1939-1945, 1950-1953 ». Il fut créé en 1924 et est une réplique du cénotaphe de Whitehall (rue de la Cité de Westminster, Londres.)



13-Mémorial de guerre de Montréal-Ouest

Il est situé près de l'hôtel de ville, au coin des rues Westminster et Saint-Avon. Il fut sculpté par G.W. Hill en 1921, à la mémoire d’enfants de Montréal-Ouest qui ont sacrifié leur vie durant la Première guerre Mondiale. Les inscriptions sur la base se lisent comme suit: « Dédié à la mémoire des enfants de Montréal-Ouest, qui glorieusement ont donné leur vie pendant la Grande Guerre et en l'honneur, à jamais, de tous ceux qui y sont servis ».

Gamila Abdoulkarim
Marie Brazzalotto
Marine Dumont

14-Caserne du régiment de Maisonneuve

Ce bâtiment, datant de 1880,  a servi de caserne au 85e Régiment d’infanterie, renommé Régiment de Maisonneuve en 1920. Le 85e régiment a notamment participé à la bataille de la Somme en France durant la Première Guerre mondiale.



15-Patria
Statue en marbre du sculpteur James Earl Fraser, commémorant les 231 employés de la Banque de Montréal morts pendant première guerre mondiale. « Patria » signifie la patrie en latin. Ce monument se situe à l’intérieur de l’édifice sis au 119 rue St-Jacques.





Aymeric Maigné
Maxime Poignand
Tu-Vi Truong

16-Monument aux braves de Notre-Dame-de-Grâce
Ce monument est situé dans un parc à l'angle des rues Sherbrooke ouest et Old Orchard. Il rend honneur à ceux qui sont morts au champ de bataille. Il fut sculpté par Edstrom en 1919.



Toponymes montréalais en lien avec la Première guerre Mondiale


Avenue Arthur Nantel (Montréal Nord)
Cette rue a été nommée ainsi en 1987, en hommage à Arthur Nantel (1874-1948), peintre et lithographe originaire de Montréal. En 1914, Arthur Nantel s’engage pour combattre avec le 14ème Bataillon de Montréal et est envoyé en Allemagne.  Cependant, il se fait capturer en 1916 par l’armée allemande. Les soldats allemands décident alors d’exploiter les talents de peintre d’Arthur Nantel pour gagner un peu d’argent en revendant ses peintures. C’est pourquoi on retrouve aujourd’hui des tableaux d’Arthur Nantel représentant des scènes du quotidien des soldats allemands aux campements. À la fin de la guerre, Athur Nantel décide de travailler dans l’illustration et emménage à New York.



Every Day in the Week, 6 A.M. Arthur Nantel, Courtesy Canadian War Museum

Avenue des Belges



  Le nom de cette avenue fut donné en hommage à la résistance acharnée de l’armée belge (qui était pourtant neutre au début du conflit !) face aux envahisseurs allemands, au commencement de la guerre : ces derniers voulaient passer par ce pays afin d’attaquer l’hexagone par le nord. Pourtant, malgré l’aide française et anglaise, le plat pays tombera en août 1914 et sera occupé pendant une grande partie de la guerre. Lors du traité de Versailles de 1919, la sentence infligée au camp perdant sera accentuée en raison de l’attaque et de l’invasion d’un pays pourtant déclaré neutre.



Rue Bishop



  Nom donné en mémoire d’Avery William Bishop, surnommé Billy, qui naquit en 1894 et mourut en 1956 et qui fut un grand aviateur canadien lors de la Première Guerre Mondiale. Il a abattu 72 avions ennemis au total. Il fut pourtant assez gravement blessé en automne 1915 lors d’un crash, alors qu’il n’était pourtant pas encore pilote, mais officier observateur. Il se rétablit vite et put ensuite piloter ses propres avions. Il cumula les victoires et obtint de nombreuses décorations militaires (six au total), dont la plus importante, la Croix de Victoria. D’ailleurs ce fut le premier aviateur qui reçut cette « distinction suprême de l’armée britannique ».   

http://en.wikipedia.org/wiki/Billy_Bishop
http://qc.images.search.yahoo.com/images/view;_ylt=A2KLj9MpqQdTnG4Ai2_VGAx.;_ylu=X3oDMTIyaWtoN2IzBHNlYwNzcgRzbGsDaW1nBG9pZAM1ODVhYTNkMDRiM2YxMGNiZDAyZDZkODhjYmRlMTY3OARncG9zAzIEaXQDYmluZw--?back=http%3A%2F%2Fqc.images.search.yahoo.com%2Fsearch%2Fimages%3Fp%3DAvery%2BWilliam%2BBishop%26fr%3Dyfp-t-716%26fr2%3Dpiv-web%26tab%3Dorganic%26ri%3D2&w=381&h=500&imgurl=farm7.staticflickr.com%2F6043%2F6282413689_9daaf77d9e_z.jpg&rurl=http%3A%2F%2Fwww.flickr.com%2Fphotos%2Fimperialwarmuseum%2F6282413689%2F&size=71.0KB&name=Recent+Photos+The+Commons+Getty+Collection+Galleries+World+Map+App+...&p=Avery+William+Bishop&oid=585aa3d04b3f10cbd02d6d88cbde1678&fr2=piv-web&fr=yfp-t-716&tt=Recent+Photos+The+Commons+Getty+Collection+Galleries+World+Map+App+...&b=0&ni=288&no=2&ts=&tab=organic&sigr=11q2vf33q&sigb=13gunhj2p&sigi=11n94ss62&.crumb=sh/qcQxPcWq&fr=yfp-t-716

Rue Botrel :

Théodore Botrel est né le 14 septembre 1868 à Dinan, en France. Lors de sa jeunesse, il fait partie d’une troupe de théâtre amateur. Il commence en paralèlle une carrière de chanteur, malgré des débuts difficiles. Il connut pourtant un très grand succès avec sa chanson La Paimpolaise (créée en 1895, épilogue du roman Le Pêcheur d’Islande de Pierre Loti et en rapport avec la ville de Paimpol, située dans les environs). Il devint ensuite auteur, compositeur et interprète de chansons du folklore breton, aux paroles patriotiques et religieuses. Certaines de ses chansons dépassent la région et sont chantées par toute la France pendant la guerre.
Exrait de La Paimpolaise :
Quittant ses genêts et ses landes
Quand le Breton se fait marin
Pour aller aux pêches d'Islande
Voici quel est le doux refrain
Que le pauvre gars
Fredonne tout bas :
“J'aime Paimpol et sa falaise
Son église et son Grand Pardon
J'aime surtout ma Paimpolaise
Qui m'attend au pays Breton”.

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Paimpolaise

Place Cambrai



La Place Cambrai située dans l,arrondissement d’Outremont, et nommée ainsi en 1922, porte le nom d’une place qui a été prise par les Allemands pendant la guerre 14-18 et qui est connue sous le nom de la deuxième bataille de Cambrai. Lors de cette offensive, les troupes canadiennes, britanniques et américaines ont utilisé une tactique avec les chars.
Cette victoire canadienne est également considérée comme la bataille marquant le début de l’achèvement de l’ère des guerres de tranchées.


Parc de Charleroi et rue Charleroi


Arrondissement: Montréal Nord
Date de désignation : 2 juin 1927
Le parc Charleroi fait honneur à la ville du même nom située en Belgique, dans le nord de la province de Hénaud. Dans ce parc, il y a un monument qui permet de se souvenir du courage que les 1e et 4e régiments des chasseurs à pied ont eu pendant la première guerre mondiale (1566 soldats morts). La bataille de Charleroi a eu lieu entre le 21 et 23 août 1914. Elle est la rencontre entre le Vème  régiment de l’armée française et les IIe et III régiment de l’armée allemande. Le IIe régiment progresse vers la Sambre et la IIIe régiment  tente de franchir la Meuse. Le Ve régiment français est ainsi attaqué des deux côtés à la fois et doit retraiter après deux journées de combat.
Sources:

Rue Dunver


Rue nommée en l’honneur du H.M.C.S. Dunver, Frégate canadienne qui fut en service de 1942 à 1946. La marine militaire canadienne voulut rendre hommage à la ville de Verdun, en baptisant l’un de ses navires du même nom. Toutefois, ce nom existait déjà pour commémorer la victoire des Alliés à Verdun, ville française près de laquelle se déroula la plus sanglante bataille de la Première Guerre mondiale. Afin de contourner le problème, les syllabes du mot Verdun furent simplement inversées pour former le mot Dunver.

Rue Fayolle

Rue nommée en l’honneur du maréchal Émile Fayolle. Ce militaire français se distingua sur la Somme et en Italie durant la Première Guerre mondiale. Promu maréchal de France en 1921, il vint au Canada au cours de l’été de cette même année, afin de remercier les Canadiens pour leurs efforts de guerre.

Rue foch
Rue nommée en l’honneur du Maréchal Ferdinand Foch. Ce chef militaire français durant la Première Guerre mondiale fut considéré comme l’un des plus grands soldats des temps modernes. Nommé généralissime des troupes alliées, au printemps 1918, il visita le Canada, en décembre 1921.

Rue Grant
Célèbre médecin canadien, Frederick Grant Banting a découvert l'insuline. Originaire d'Alliston en Ontario, il étudie à l'Université de Toronto puis s'engage dans un corps expéditionnaire pendant la Première Guerre mondiale. De retour au pays, il ouvre un cabinet en médecine générale à London. En 1921, il entreprend avec Charles Herbert Best des recherches sur l'insuline, hormone qui révolutionnera le traitement du diabète. En 1923, on lui décerne le prix Nobel de physiologie et de médecine. Créé en 1930 par le gouvernement canadien, l'Institut Banting de Toronto se consacrera à l'étude de la nutrition.

Rue French
Rue nommée en l’honneur de sir John Denton Pinkstone French maréchal britannique, commandant des troupes anglaises sur le front français au cours de la guerre 1914-1918.

Rue Georges V

Georges V (Londres 1865- Sandringham 1936), roi de la Grande-Bretagne (1910-1936),  est le deuxième fils d'Édouard VII. Il devint héritier du trône par la mort de son frère le duc de Clarence (1892). Il eut à faire face à la question d'Irlande, à la Première Guerre mondiale et à ses conséquences politiques et financières. En 1917, il adopta le nom dynastique de Windsor.

Avenue Haig
Date de désignation : 19 mai 1919
Arrondissement : Mercier—Hochelaga-Maisonneuve



Douglas Haig, né le 19 juin 1861 à Édimbourg et mort le 28 janvier 1929 à Knightsbridge, est comte de Bemersyde et maréchal de l’armée britannique. Une rue de Montréal porte son nom parce qu'il fut commandant des armées anglaise et canadienne engagées sur le front français, de 1915 à 1918. Il a participé aux batailles victorieuses de Mons (23 août 1914), d’Ypres (octobre à novembre 1914) et d’Amiens (août 1918), mais également aux défaites de Cambrai (novembre à décembre 1917) et de la Somme (juillet à novembre 1916).
Sources :


Place Hector-Bernier
Date de désignation : 17 avril 1973
Arrondissement : Rivière-des-Prairies—Pointe-aux-Trembles



Avocat, Hector Bernier (1886-1947) est aussi un romancier québécois. Il n'exerce que durant quelques mois en 1911 avant que la publication de ses deux romans Au large de l'écueil (1912) et Ce que disait la flamme (1913) ne l'incite à abandonner son poste à la Bibliothèque du parlement à Ottawa pour aller étudier à Paris. À son retour, journaliste à La Patrie, il s'engage dans l'armée. Une blessure reçue à Vimy, le 14 mars 1917, l'oblige par la suite à une hospitalisation permanente.

Rue Hervé-Saint-Martin
Arrondissement : Saint-Laurent

Cette rue est nommée en mémoire mémoire d'Hervé Saint-Martin (1894-1939), premier pilote du courrier aérien entre Montréal et Toronto. Officier dans la «Royal Air Force» durant la Première Guerre mondiale, il entre ensuite au service de la compagnie «Continental Aero Corporation» à titre de chef-pilote et de moniteur. Il se distinguera aussi dans le transport des touristes dans les Laurentides et plus spécifiquement dans la région de Saint-Jovite. Il décède accidentellement alors qu'il survole le lac Saint-Jean.

Avenue Jean-Brillant
Arrondissement : Pierrefonds-Roxboro



Originaire d'Assemetquaghan, dans le comté de Rimouski, Jean Baptiste-Arthur Brillant, est né le 15 mars 1890, et mort sur le front le 10 août 1918. Il a fait ses études à l'université Saint-Joseph du Nouveau-Brunswick. Durant la Première Guerre mondiale, il est lieutenant dans le 22e bataillon canadien-français. Il participe les 8 et 9 août 1918 à la bataille d'Amiens, où les Alliés sont victorieux. Il est décoré, à titre posthume, le 16 septembre, de la Croix militaire pour sa bravoure et, le 27 septembre suivant, de la Croix de Victoria pour sa «conduite exceptionnelle».




Parc Jean-Brillant
Date de désignation : 24 mai 1967
Arrondissement : Côte-des-Neiges—Notre-Dame-de-Grâce

 
Tombe de Jean Brillant

Rue Joffre



Le nom de la rue est donné grâce à Joseph-Jacques-Césaire Joffre, né à Rivesaltes en 1852 (et mort à Paris en 1931). C’était le maréchal de France depuis 1916 pendant la guerre, à la suite de son poste de commandant en chef des forces françaises du Nord-Est. Il a vécu la première bataille de la Marne entre Paris et Verdun avec, bien sûr, des soldats allemands, français et britanniques (coopération franco-britannique) en septembre 1914. Les exploits de celui-ci ont valu la désignation de la rue Joffre deux mois plus tard, à Montréal.
http://maps.google.com

Rue Leman


Gérard-Mathieu Leman est né en 1851 à Lièges et y est mort en 1920. C’était un général belge reconnu internationalement pour avoir vaincu à la bataille de Lièges en 1914, après s’être illustré dans la guerre franco-prussienne de 1870. Dès le 4 août 1914, environ 120 000 Allemands arrivent au camp retranché de la même ville, défendue par la Division de Fer (armée de volontaires), composée de 35 000 hommes dirigés par celui-ci, retardant de dix jours la ruée allemande. La rue Leman, dans le quartier d’Ahunstic à Montréal, entre les stations de métro Crémazie et Jarry, est créée en son nom, trois mois après ces évènements.
http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_Leman             


Parc Leman

Il est situé a l’intersection de la rue Leman et de l’avenue de Chateaubriand (Ahunstic, Montréal).

Parc Léo-Pariseau

Le parc Léo-Pariseau se situe dans le Plateau-Mont-Royal. Il est bordé par les avenues du Parc et des Pins. Il a été inauguré en l’honneur de Léo Pariseau, un médecin né en 1882 à Grenville et décédé en 1944 à Outremont. Il est considéré comme l’un des pionniers de la radiologie au Canada et a dirigé, durant et après la Première Guerre mondiale, le département de radiologie à l’hôpital militaire de Saint-Cloud, c’est-à-dire un hôpital où l’on soignait principalement les soldats blessés ou malades au front durant la guerre, et ensuite à l’Hôtel-Dieu. Il fut le premier président de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences. 
Le parc Léo-Pariseau est aussi bordé au Nord par la rue du même nom, désignée en 1988. Celle-ci croise l’avenue Du Parc et la rue Jeanne-Mance.





Rue de Liège, Est et Ouest



La rue de Liège a été désignée le 23 mai 1922. Elle se trouve dans l’arrondissement de Villeray, Saint-Michel et Parc d’extension. Les rues qui lui sont perpendiculaires sont Lajeunesse, Foucher… et plusieurs autres.
Durant la Première Guerre mondiale, plus précisément le 4 Août 1914, les Allemands sont arrivés devant le camp de Liège, en Belgique et ont attaqué la ville, qui était sans défense. Ce fut une victoire allemande.
On peut supposer que la rue de Liège Est représente le front Est de la bataille, et la rue de liège Ouest,  le front Ouest de la bataille.



 
Mémorial construit en l'honneur de la bataille des Belges contre les Allemands

Rue de Lille


La Rue de Lille a été nommée en mai 1922 dans l’arrondissement Ahuntsic-Cartier ville. La rue de Lille se trouve entre l’avenue Bruchési et la rue Rancourt. C’est est une voie nommée d'après Lille, ville française du Nord qui a subi l'occupation allemande d'octobre 1914 à octobre 1918, et qui a supporté, en outre, de nombreux bombardements. Le Canada a affronté à plusieurs reprises la troupe adverse proche de cette ville. En effet, lors de la première bataille planifiée par les Britanniques, les objectifs étaient de percer la défense allemande, de capturer Neuve-Chapelle, de détruire les tranchées ennemies par des bombardements et de poursuivre l'avancée jusqu'à Lille.
 
Quartier général de la 2ème brigade, Neuve-Chapelle
 (http://www.collectionscanada.gc.ca/firstworldwar/025005-1100-f.html)


Rue Lloyd-George


La rue Lloyd-George se situe dans le quartier de Verdun. Elle est perpendiculaire à la rue Churchill. Elle a été désignée en l’honneur de David Lloyd George, né en 1863 à Manchester et décédé en 1945 au Pays de Galles. Il a été premier ministre de la Grande-Bretagne durant la Première Guerre mondiale. Il est considéré comme un pacifiste, ayant été partisan de l’indulgence envers l’Allemagne, lors des négociations du traité de Versailles, contrairement aux dirigeants français qui souhaitaient leur infliger une peine plus rigoureuse.
 
David Lloyd George
 
Lloyd Geoges et le ministre de la Milice canadienne s'adressent aux Canadiens.

Place Lorraine


La place Lorraine a été désignée avant 1983. Elle se trouve dans l’arrondissement d’Anjou. Elle est perpendiculaire au boulevard Parkway et est parallèle à la rue Jarry Est.
La Lorraine, qui est située en France, est partagée entre le Royaume de la France et le Saint-Empire romain germanique. Elle était au cœur des deux guerres mondiales. La lorraine a été touchée alors que les Français et Allemands se battaient pour leur Empire (Les Allemands, car la Lorraine a été divisée en quatre parties : la Meurthe, la Meuse, la Moselle et les Vosges. La Moselle est habitée par les Allemands.) La Meurthe, la Meuse et la Moselle seront détruites et plus jamais reconstruites. D’importants lieux ont été construits dans cette zone rouge (zone de destruction des 3 régions), comme par exemple l’Ossuaire de Douaumont, un lieu mémorial très connu, où se trouvent plus de 130000 tombeaux de soldats.

Ossuaire de Douaumont

Les rues Lorraine
La rue Lorraine a été désignée le 8 septembre 1964. Elle se trouve dans les arrondissements de Rivière-des-Prairies et Pointes-aux-trembles. 
La deuxième rue Lorraine a été désignée en 1961. Elle se trouve dans l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro. Elle est perpendiculaire à la rue Balmoral et la rue d’Alma.
 
Statue du sculpteur Paul Dubois. La Lorraine, représentée par une jeune femme, pleure sur l'épaule de lAlsace

Place Louis-Francoeur

Louis Francoeur

La place Louis-Francoeur a été nommée en novembre 1986 dans l’arrondissement du Plateau Mont-Royal, entre la rue Saint-Denis et la rue Berri. Cette place porte le nom d’un journaliste et animateur de radio montréalais né en 1895. En 1914, il se trouve au Luxembourg quand il est arrêté par les Allemands et conduit dans un camp de concentration en tant que sujet britannique. Louis Francoeur passe quatre ans en Allemagne, où il apprend la langue de ses geôliers, puis il est libéré après la guerre.Il était le directeur fondateur du quotidien conservateur Le Journal de Québec (1930-1934). Louis-Francoeur décède en 1941 dans un accident d'automobile.
                            

(http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Franc%C5%93ur)

Place de Louvain

Désignée ainsi le 25 mai 1961, la Place Louvain est située dans Ahuntsic-Cartierville, à côté de la rue de Louvain Ouest. Le 19 août 1914, les Allemands entrent à Louvain (ville de Belgique) qui ne tente pas de résister. Les 24 et 25 août, l'armée belge d'Anvers (province de Belgique) refoule les troupes germaniques qui, cantonnées à Malines (ville de la province d’Anvers), détruisent le 27 août la vieille cité universitaire de Louvain.

Rue de Namur

Désignée ainsi le 15 février 1980,la rue de Namur est située dans l’arrondisssement Côte-des-Neiges — Notre-Dame-de-Grâce, à côté de la rue Jean-Talon Ouest et du boulevard Décarie. C'est dans la ville de Namur (province du Sud de la Belgique), ancienne place fortifiée, que l'armée belge se replie en 1914 avant de s'introduire en France. Identifiant une station de métro et une voie de circulation, cette dénomination, en usage antérieurement dans ce secteur, remplace le nom d'Arnoldi qui, pendant une trentaine d'années, rappelle une famille d'orfèvres montréalais des XVIIIe et XIXe siècles.


Rue Nancy


Le nom de la rue lui a été désigné le 2 octobre 1963. Elle se trouve dans l’arrondissement Pierrefonds-Roxboro. Elle rappelle une ville de France qui fut la capitale de la Lorraine. Quand la Première Guerre mondiale fut déclarée le 4 août 1914, la ville de Nancy fut aussi proclamée en état de siège. Des flux de réfugiés arrivent le 20 août et la panique gagne la ville et ne se calme qu'à la fin de la bataille du Grand Couronné[]. À la fin de 1914, la moitié des habitants quittent la ville (accueillant sept mille réfugiés, dont plus de la moitié se trouvent à la caserne Molitor)[. Les Allemands commencent à bombarder Nancy le 1er janvier 1916, avec le but de terroriser les habitants. La ville est évacuée début 1918.[] Nancy fut sauvée par l’invasion de Castelnau mais elle fut très endommagée par les bombardements.

Blason de Nancy

Place Norman-Bethune



Le nom de la place Norman-Bethune lui a été désigné 23 mars 1976. Aujourd’hui, elle se trouve sur la rue Ville-Marie. Pendant la Première Guerre mondiale, Norman Bethune travaillait comme brancardier, à Ypres, en Belgique. Il se blessa et ne put plus continuer à travailler. Alors il poursuivit ses études en médecine à l'Université de Toronto. Il s'enrôla après dans l'armée britannique comme chirurgien et devint  médecin militaire pour les aviateurs canadiens en France, durant les six derniers mois de la Première Guerre mondiale. Norman Bethune est atteint de tuberculose pulmonaire, en 1926. Il décide alors de se consacrer aux victimes de la tuberculose et à la chirurgie thoracique à l'Hôpital Royal Victoria de Montréal, puis à l'Hôpital Sacré-Cœur à Cartierville, toujours à Montréal.
Sa statue se trouve au coin du boulevard de Maisonneuve et et de la rueue Guy. Cet endroit se nomme la Place Norman-Belthune.



Avenue Péronne

Péronne, France

L’avenue Péronne est une rue qui se situe dans l’arrondissement d’Outremont, à Montréal. Le nom de l’avenue Péronne a été désigné en 1919.
Cette avenue représente le lieu d'un combat mené par les Canadiens en septembre 1918, pendant la première guerre mondiale. Ils se sont battus pour délivrer une petite ville française, Péronne (en Somme, Picardie). Les Canadiens se battirent en Somme, dès le 15 septembre 1916. Au début, ils étaient très efficaces; ils attaquèrent sans relâche toute une série de retranchements ennemis. Cependant, au cours du temps ils eurent plus de mal à gagner du terrain.
Par contre, d’après Lloyd George, « Les Canadiens  se distinguèrent à un tel point à  l'assaut que pendant le reste de la guerre on les utilisa comme fer de lance dans les grandes batailles. Chaque fois que les Allemands trouvaient en face d'eux le Corps canadien, ils s'attendaient au pire. »
Les Canadiens ont perdu en tout 24 029 soldats en Somme.
                         

Rue Paul-Pau


La Rue Paul-Pau se situe dans Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal. Son nom a été désigné en l’honneur d’un général français pendant la première guerre mondiale, Paul-Marie-César-Gérald Pau (1848-1932). Il était à la tête d’une armée d’Alsace et, grâce à lui, les Français ont pu récupérer une partie de la Haute-Alsace (en août 1914).
C’est le 4 novembre 1914, que la ville de Montréal a décidé d’appeler une de ses rues, la rue Paul-Pau (soit 3 mois après la victoire en Alsace).





Rue Patricia


La Rue de Patricia est une rue montréalaise, dans l’arrondissement de Saint-Laurent.
Elle est nommée d’après Lady Victoria Patricia Helena Elizabeth Ramsay, née en 1886. Celle-ci est la fille du duc de Connaught et de Strathearn (il était le gouverneur général du Canada de 1911 à 1916). Elle est aussi la petite-fille de la reine Victoria et elle épouse Alexander Ramsay en 1919. Elle était aussi le colonel en chef du «Princess Patricia Canadian Light Infantry». C’est un corps d'armée qui a participé à  la Première Guerre mondiale et est un des régiments des unités militaires des forces canadiennes (il est divisé en 4 bataillons).

http://www.art-gallery.co.uk/artists-we-sell/victoria-patricia-ramsey.html


Boulevard Pitfield

Le nom du boulevard Pitfield lui a était assigné le 11 Février 1966. Il se trouve dans  les arrondissements Pierrefonds Roxboro et Saint Laurent. William P. Pitfield est né en 1892 à Saint-Jean au Nouveau-Brunswick, et est mort en 1939. Il avait une propriété longeant cet actuel boulevard. Dès sa naissance, il est impliqué dans la politique, grâce à sa famille. Durant la première guerre mondiale, il rejoint l’armée. Il devient vice-président de la « Royal Securities Corporation ».

Rue Poincaré 



La rue se situe dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville. Elle fait référence au président de la République Française Raymond Poincaré qui est né en 1860 et meurt en 1934. Il a présidé pendant la guerre de 14-18. Avant, il  avait était ministre à de multiples reprises.  

Rue de la Poudrière 

La rue se trouve dans l’arrondissement de Verdun. C’était un site qui était occupé autrefois par une usine de fabrication de munitions, durant la Première Guerre Mondiale. C’était une usine Anglaise. 1984 est la date de désignation de cette rue.                           
Parc Sandro Pertini 


Sandro Pertini est né en 1896 et meurt en 1990. Il était lieutenant pendant la première guerre mondiale. Il s’est joint au parti socialiste italien en 1918. C’est le septième Président de la République Italienne (de 1978 à 1985) et un ancien prisonnier. Le parc se situe à Villeray dans Saint Michel. Ainsi Montréal veut rendre hommage aux racines italiennes.
           

Rue Queen-Mary


La rue Queen Mary a été nommée ainsi le 21 novembre 1910 dans l’arrondissement Côte-des-Neiges/Notre-Dame. Mary est la fille ainée du duc de Teck. Elle a épousé le prince Georges en 1893. Elle est décédée peu avant son mariage. Elle reste tout sa vie très populaire auprès de sa population.

La place du Souvenir se situe sur le plateau Mont Royal. Son nom lui a été assigné le 31 Octobre 2006. Elle se situe dans le parc Lafontaine où est se trouve un monument commémoratif en mémoire des Français et des Canadiens morts pendant la Première Guerre Mondiale. Ceci sert à montrer et rappeler aux gens les dures années que leurs ancêtres ont vécues.

Parc Versailles

Le parc de Versailles se trouve près de l’arrondissement de Rivières des Prairies. Il est en lien avec le petit village de Versailles qui se situe en France, proche de Paris. C’est à cet endroit que l’on signe le traité du 28 Juin 1919 qui met fin à la Première Guerre Mondiale


Avenue de Vimy



L’avenue de Vimy se trouve dans l’arrondissement d’Ourtremont. En 1933, le conseil municipal d’Outremont change le nom de West End Avenue pour celui de l’avenue de Vimy, afin que l’on se souvienne de la bataille que les Canadiens ont vécus près de cette ville, du 9 au 14 avril 1917. Le village de Vimy se trouve au Nord de Paris. L’image ci-dessous est une photo de soldats canadiens revenant fièrs, après leur victoire à Vimy.


http://www.archives.gov.on.ca/fr/explore/online/posters/big/big_13_war_poster.aspx

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